virtu@lis
virtu@lis

Escapade à Rome (tome 1)

Et oui, j'ai un chéri fabuleux, fantastique, qui m'a emmenée à Rome pendant les vacances de Printemps! Ok c'est pas tout à fait la réalité, comme ça, ça sonne un peu "surprise Chérie, fais ta valise on part et tu verras bien où!!" En fait, c'est un peu moi qui ai décidé qu'on irait à Rome, environ 2 mois à l'avance, le temps de tout réserver, mais c'est Chéri qui a cliqué en dernier sur "réserver", alors c'est tout comme...

Donc voilà après presque un mois de boulot acharné sur le texte (non je déconne, j'ai pas que ça à faire non plus!), le récit de nos aventures en Italie avec

du suspense

de l'action

de l'amour

des personnages hauts en couleurs

et dans le rôle principal... .... Chéri

 

Mercredi 16 Avril 8h30

Vue de la chambre d'hôtel Et voilà, 1er matin à Rome sous un soleil magnifique. Chéri dort encore, normal il n'est que 8h30 et la journée d'hier à été difficile pour tout le monde.
 

 

 

 

 

 

  

 

 

Moi, la phobique de tout, il a fallu que j'affronte la pire (enfin pour la journée d'hier, c'était la pire !) : l'aéroport. Enfin avec une bonne dose de courage - et de médicaments, d'huiles essentielles et de pierres en plus - j'ai bien fini par me traîner jusqu'à la place 22A, tout au fond de l'avion. A en croire Chéri, les places au fond de l'avion sont les meilleures : en cas de crash, c'est là qu'on a le plus de chance de survie. Y'a qu'à regarder Lost, les survivants, ils étaient tous dans la queue de l'appareil ! C'était gentil de me dire ça pour m'aider à déstresser !!! Comme tous les phobiques des avions, je sais que c'est le moyen de transport le plus sûr, je sais qu'on a plus de chance de se tuer en voiture, je sais que de toutes façons j'arriverai à Rome saine et sauve, toujours est-il que moi, la place 22A, c'est pas ma copine. Ah oui c'est sûr, je suis à côté du hublot... Ca rassure toujours les phobiques, c'est bizarre, de voir le sol s'éloigner !! Sauf qu'entre le hublot et le paysage, il y a ... un énorme réacteur puis un peu en avant, là où éventuellement j'aurais pu y voir quelque chose, l'aile !! Pas de chance, enfin bon si jamais le réacteur tombe en panne, je serai la première au courant !!!!

Enfin maintenant que j'y pense, ça me rassure d'avoir pris un avion avec un réacteur et une aile, c'est mieux pour voler, surtout que je suis quasiment sûre qu'il y avait la même chose de l'autre côté !

Bref, toujours est-il que pour ceux qui en doutaient encore, un avion CA VOLE ! Et en pas très longtemps - mais assez quand même pour demander 15 fois « c'est normal ce bruit Chéri ? - le commandant de bord qui devient subitement mon meilleur ami annonce qu'on va commencer la descente vers Rome. Et là, en regardant dehors, entre le réacteur, l'aile et les nuages, la 1ère vision de l'Italie, de nuit, très bien éclairé... un stade de foot. Ouah le choc ! Comme quoi, c'était pas un cauchemar, les Italiens jouent au foot !

Suite de l'angoisse 22A, quand tu es au fond de l'avion, à moins de sauter sur ton sac et de courir vers l'avant, tu descends en dernier de l'avion et tu montes en dernier dans le bus Alitalia qui va te ramener toi et les 100 autres jusqu'au terminal. Donc tu es coincé entre les portes et un mec qui est déjà en train de brailler son portable en essayant de ne pas lui marcher sur les pieds. Et Chéri « ben ça y est, on est chez les spaghettis ! »

Dans le bus et en attendant les bagages, plus que des Italiens. Ca aussi, c'est un phénomène surnaturel dans les aéroports quand on part à l'étranger, tu montes à Lyon, ils sont tous français, tu arrives à Rome, ils sont tous italiens !

Attente des bagages, et là c'est Chéri qui stresse : « Passe moi le plan, il est où l'hôtel, et le plan des bus, etc.... » Pour faire court, valises, billet de trains, ½ heure de Leonardo Express et arrivée à Rome Termini, LA gare, qui ressemble à n'importe quelle gare de n'importe quelle ville d'Europe. C'est pas forcément étonnant en soi mais on m'a tellement dit que Rome, c'était tellement beau que j'allais être scotchée dès mon arrivée, qu'il y avait des choses à voir  tous les coins de rue, que forcément j'attends.

Ah oui, j'allais oublier LA conversation du train. Pendant que Chéri me demandait 40 fois le Guide du Routard (merci Myriam !), j'ai tenté d'écouter une conversation entre deux jeunes. Au niveau du volume, pas de souci, un spaghetti, ça  braille ! Par contre vu mes longues années d'études en italien (0), pour le sens, on repassera. Mais il y a des mots très proches et bizarrement « francese », « finale », « football » ou « va fa enculo », ça attire l'oreille ! Apparemment vu de l'autre côté des Alpes, il y aurait encore une certaine finale d'un certain mondial de foot qui ferait encore rigoler !!! Dit comme ça, ce n'est pas très flatteur pour cette jeune fille puisque, à priori d'après ce que j'ai compris c'est elle qui se serait un peu fait insulter en France sous prétexte qu'elle est italienne. D'un autre côté, il aurait fallu lui dire de ne pas passer ses vacances au Parc des Princes ! 

 

Bon on en sort de cette gare ? Ok, on en sort. Chéri a finalement décidé que pour les bus, ça attendrait demain. On prend nos jambes et on marche, Rome by night et by valises, ça doit être cool. On va être objectifs avec les « spaghettis », c'est vrai que leur capitale elle a l'air sympa. Les bâtiments sont superbes et y'a des glaciers partout. Des fontaines aussi, des grandes, des petites sur toutes les places. Demain je teste (les glaciers, pas les fontaines)!!!
 

 

 

Et au bout d'une heure de marche, non j'exagère je sais pas du tout, LA fontaine de Rome, celle que tout le monde attend, celle qu'il faut voir à tout prix, la fontaine de Trévi. Quand j'ai vu les photos sur Internet, je me suis dit : « Jolie petite fontaine, ouais sympa, on verra ça de plus près ». Et là en arrivant devant, j'ai compris pourquoi ils en font tout un flan de cette fontaine !

Même en rêve, tu peux pas imaginer qu'il y ait des gens assez fous ou assez mégalos pour construire un truc pareil juste pour faire couler de l'eau ! C'est simple, j'ai dû prendre 3 photos pour l'avoir en intégralité. Et du monde, du monde, du monde !  Comme  quoi, ça doit être vrai que c'est l'endroit incontournable de Rome.

 

 Direction l'hôtel... quand on lit sur le site Internet, à 2 pas de la fontaine de Trévi, c'est vrai ! L'entrée ne paye pas de mine, le réceptionniste non plus. Il est tellement drôle avec son accent quand il parle anglais, mais faut pas se moquer on est pas mieux. Moi je dis rien et Chéri ça sort en espagnol quand il veut tenter l'italien ! Mais bon on a pas idée de faire deux langues qui se ressemblent autant : gracias / grazie, buenas noches / buena notte. Y'a pas à dire, on s'y perd !

Et là où on va se perdre aussi, c'est dans la chambre, surtout au niveau des lumières, je suis pas encore sûre d'avoir tout compris. Dans le lit aussi, on risque de pas se retrouver (1m80)

 

 

 

 

 

 

Après installation, 23h30 environ, Chéri a soif donc nous voilà repartis à la recherche d'un bar. Et oui on n'est pas à Romans, il y a des bars ouverts à minuit un mardi soir. Enfin pas tous, le 1er bar où on s'installe, le serveur vient nous voir et nous baragouine un truc. Bref on se demande ce qu'on va boire et surtout comment ça se dit. Le serveur la retente en anglais : «  it's closed ! ». Bon d‘accord, si tu le prends comme ça, on se casse !! En face, c'était encore ouvert, j'ai bu le jus d'orange le plus cher du monde, mais excellent il faut le reconnaître, Chéri a appris à dire « acqua minerale », le tout servi par le serveur le plus désagréable de Rome qui a tenté de se faire offrir un pourboire de près de 2 euros !

Mais bon, pour une boisson en terrasse avec Chéri et vue sur le Panthéon, on supporterait n'importe quoi !

 

Retour à l'hôtel, dodo, fin des hostilités pour ce mardi 15 Avril.

 

 

 

 

 

17h30

Retour à l'hôtel après une journée bien fatigante mais beaucoup moins stressante. Premier objectif de la journée : trouver un plan des bus (objectif non atteint à cette heure !!) et un ticket CIS. C'est quoi un ticket CIS ? C'est une « carta settimanale », un ticket pour des trajets en bus et métro illimités pour une semaine. Cool, ça veut dire qu'on va pas trop marcher alors ?

Ca commence plutôt bien, en métro. Sauf qu'à Rome t'as pas trop le choix : ligne A station toute pourrie mais rame pas mal du tout, spacieuse, propre ; ligne B jolie station mais rame complètement crado. Et oui on peut pas tout avoir ! A priori, la ligne C est en construction vu toutes les banderoles de travaux qu'il y a en surface. Mais j'ai cru comprendre que c'était un peu la galère parce que les sous-sols romains sont bourrés de reliques, de vestiges, de catacombes, et en plus ils travaillent pas l'après-midi puisqu'il y a sieste,  donc la ligne C ne va pas être en service tout de suite.

sortir du métroA peine sortis du métro (station Colosseo, aujourd'hui journée antique, on va chez Jules - pas celui de la Nouvelle Star, César l'empereur),

 on se fait accrocher par un guide. On a juste le temps de se dire que oui c'est vrai c'est pas mal le Colisée, c'est vrai c'est pas de partout qu'on a vue sur un amphithéâtre romain à la sortie d'une station de métro. Moi je comprends pas tout, à part que le mec qui nous parle est russe, je suis le mouvement et nous voilà rattachés à un groupe pour une visite du Colisée ... tout en anglais et dans une espèce de talkie walkie où on entend pas tout !

L'avantage d'être avec un guide, c'est qu'on passe devant tout le monde et là c'est pas peu dire. L'inconvénient, c'est que je comprends pas tout mais dans les grandes lignes ça va. Après faut pas me demander des dates ou des noms, j'ai pas saisi toutes les subtilités de l'histoire. Une chose est sûre, rien à voir avec Jules, le Colisée c'est pas lui qui l'a construit. Pour l'instant tout ce que j'en sais se limite aux albums d'Astérix et c'est pas forcément flatteur pour lui.

Dans le Colisée, apparemment il faut avoir vu Gladiator pour comprendre ce que raconte le guide. Pas de bol mais je crois quand même être asse maligne pour comprendre le concept d'ascenseur à tigres. Enfin bon pour être sûre, la 1ère chose que je fais en rentrant, c'est regarder le film (très bon film selon le guide !! Il aura au moins servi de critique ciné.)  

Et c'est aussi ici qu'on apprend que les italiens étaient déjà machos avant même de s'appeler italiens. Dans le Colisée, 4 niveaux :
- l'arène: là valait mieux pas y être, encore que si 1. tu y allais par choix et si 2. tu survivais, tu avais une chance de devenir la Nouvelle Star de l'époque
- les 1ers rangs avec sièges en marbre et jeunes vierges pour te faire la causette et plus si affinités (non je déconne!) pour les riches, empereur, sénateurs, généraux et autres mecs en toge
- au-dessus, les rangées pour les citoyens de Rome, les classes moyennes
- et tout en haut, sur des bancs en bois, les femmes!!!

Et là, grosse déception du guide : dans Gladiator, ils ont osé mélanger les hommes et les femmes. Franchement Ridley Scott, il est pas italien, ça se voit !!

Ensuite on a « quartier libre » comme les enfants dans le Colisée avant de poursuivre par la visite du Palatin avec le 2e guide, Gregori, qui nous attendra à la sortie. On est vraiment pas sûrs de trouver Gregori mais tant pis, c'est parti pour notre petit tour en solo et en photos avant de rejoindre la sortie.

 

Et là, c'est pas toi qui cherche Gregori, c'est lui qui te tombe dessus, parce que ce que tu as oublié, c'est que depuis le début de la visite, tu portes un minuscule autocollant vert avec un numéro sur ton pull. Et son boulot à Gregori (que nous appellerons Giovanni pour les besoins de l'histoire, ça lui allait mieux au teint !!), c'est de repérer parmi les centaines de touristes qui sortent du Colisée, les 30 qui ont le petit autocollant vert sur leur pull, ou ailleurs (sur le mollet, sur la tête pour la petite fille n°22, ...) Trop fort Giovanni !!!

Vu que nous aussi, on est aussi balèzes que Giovanni, on a trouvé le moyen de sortir du Colisée 10 minutes avant le départ (on avait prévu le temps du repérage du Giovanni...). Juste le temps d'aller prendre quelques photos pendant que Chéri nous trouvait quelque chose à boire (ouf Coca Cola, ça se dit pareil dans toutes les langues !).

Quant à moi, j'ai assisté impuissante à la déchéance sociale des gladiateurs. Quand on pense qu'ils pouvaient être des stars il y a 2000 ans, ils en sont réduits à prendre des Japonais en otages et en photo. De nos jours, c'est sûr, on est pas gladiateur par choix. D'un autre côté, ils ont mis 2000 ans à sombrer, quand on pense aux candidats de la Nouvelle Star à l'heure actuelle...

 

 

 

Retour avec Giovanni et direction le Mont Palatin qui, selon la légende, serait le point de départ de la ville de Rome, fondée par Romulus le jumeau de Remus qu'il a gentiment assassiné pour une vague histoire de jalousie de d'orgueil mal placé. Et hop tout seul à fonder Rome !  D'un autre côté, si ils avaient été 2 à fonder Rome, ils l'auraient appelée comment leur ville ? Donc c'était beaucoup plus pratique d'assassiner son frère, ça évitait des soucis et des disputes concernant les détails pratiques. Et c'est à ce moment que Giovanni - avec sa belle tête de spaghettis -  assassine lui 2 mythes d'un seul coup. Premièrement, la mère des jumeaux était une « Virgin vestale » (en français, je sais pas trop comment ça se traduit mais ça veut bien dire ce que ça veut dire). Elle a essayé de faire croire à tout le monde que c'était un dieu (Mars dieu de la guerre, il me semble, elle avait encore choisi le plus macho) qui lui avait fait pousser les jumeaux dans son petit ventre de « virgin ». A l'époque, ils étaient moins crédules que quelques temps plus tard avec une certaine Marie, vierge de son état ; cette pauvre maman a dû abandonner ses jumeaux.

Et là où le 2e mythe tombe, c'est que tout le monde a lu ou entendu que Romulus et Remus ont été élevés par des louves. Ok mais d'après Giovanni, qui doit le tenir de source sûre, dans certaines langues louve signifie prostituée.

Donc si on résume, on passe de 2 enfants du Dieu de la Guerre, sauvés par des animaux, à 2 petits bâtards abandonnés par leur mère biologique honteuse et recueillis par les putes du coin. Merci Giovanni de nous faire rêver sur les origines de Rome ! 

Faut arrêter de se moquer, Giovanni il est au top comme guide. Il est beau comme un italien avec la gomina dans les cheveux et le teint bronzé, il parle anglais comme un américain (un peu trop vite à mon goût) et il porte un maillot de foot aux couleurs du Barsa. Alors là, ils l'ont déniché où Giovanni ?? Il faudra 2h pour que le mystère soit levé, il nous a prévenu, on saura rien avant la fin de la visite. Avant il va nous raconter l'histoire du Mont Palatin et de toutes les briques qu'il y a dessus et il va falloir une bonne dose d'imagination pour visualiser le palais immense qu'il y avait là-dessus : 5 étages, un champ de course avec une énorme loge seulement pour l'empereur et ses vierges (même si on continue  se demander si y'avait pas tromperie sur la marchandise, moi les Virgin Vestales je commence à m'en méfier). Bon ok fallait faire grand, plus ou moins tout Rome a habité là pendant près de 5 siècles.

 

 Et dans la grande lignée des italiens mégalos, il y en a un qui s'est fait construire une petite maison de vacances là au milieu, sur les fondations romaines, mais beaucoup beaucoup plus tard. C'est évidemment ce bon vieux Benito (Mussolini). Mais il n'avait pas tout à fait le goût des empereurs romains, sa maison est un énorme bloc de béton avec au-dessus de la fenêtre centrale un aigle avec les ailes déployées. Mais non, selon Giovanni, rien à voir avec l'emblème du 3e Reich, il aurait piqué ça aux légionnaires romains. Après l'histoire ne dit pas si son pote allemand a eu la même idée par hasard.

 

Petite promenade avec Giovanni et ses blagues, et toujours ce suspense insoutenable : il vient d'où Giovanni ? Il a soigneusement planqué l'écusson de son maillot et malheur à celui qui essaie de voir avant la fin ! Enfin fin de la visite, fin du suspense... Giovanni est ... roumain et porte sur son cœur l'écusson de l'équipe de foot de Bucarest. Et oui, en Roumanie aussi, ils jouent au foot.

 

On continue seuls sur le Mont Palatin pour prendre quelques photos et visiter la maison des Déesses (où je trouve le moyen de me faire agresser par une responsable de file d'attente aigrie qui croyait que j'avais pas fait la queue, ils sont fous ces Romains). Puis on descend sur le forum, centre ville antique avec ses temples, ses arcs de triomphes, ses colonnes, la tombe de Jules (enfin l'endroit où il est mort, sauf qu'en vrai il est pas mort là mais ça fait mieux pour l'image d'avoir été assassiné sur le forum, c'est vrai quand même c'est plus classe de mourir en centre ville que dans un quartier tout pourri, enfin pour lui au fond ça changeait pas grand-chose).

  

 

 

 

Avec tout ça, c'est quand même 15h30 et on a faim. Mais Chéri a décidé : on s'est déjà fait avoir pour le Coca dans une baraque à touristes, on va pas recommencer donc on va chercher mieux et marcher ! C'est vrai que depuis ce matin, on se sert pas du tout de nos pieds !!!! Quand même, pas trop bêtes, on va chercher en direction de l'hôtel. Et évidemment, il n'y a plus le moindre resto dans les parages. On finit quand même par trouver une pizzéria qui a l'ai sympa et qui veut bien nous servir à 16h. Et c'est là qu'on se rend compte que commander à manger dans un pays dont on ne parle pas la langue, ça craint. Et là, merci le Guide du Routard, il y a quelques mots pour ne pas mourir de faim ! 1ère pizza italienne, comme prévu rien d'exceptionnel, on m'avait prévenue.

 

Retour à l'hôtel, bain, sieste (c'est plus l'heure mais à la télé le seul truc qu'on arrive à suivre c'est le foot et on reste pas réveillés bien longtemps).

 

 

23h20

Journée finie, on a quand même réussi à manger ce soir mais quand c'est plus des pizzas, c'est compliqué. Heureusement qu'ils avaient une carte en anglais, je vais revenir bilingue entre les visites et les cartes de resto. Chéri a choisi son plat sur les conseils de nos voisins de table, grosse erreur ! Et en plus, je crois qu'on a vexé l'Italie toute entière en ne prenant pas de pâtes.

Après étude des tables à côté de nous, on a à peu près compris comment se décompose un repas au resto en Italie : tu commences avec les antipasti, ce qui pourrait correspondre chez nous à un croisement entre les amuse-gueules de l'apéritif et le hors d'œuvre, ensuite le primi, en général des pâtes, puis le secondi, plat de viande ou de poisson. Il faut pas oublier de commander les légumes à part sinon avec ta viande tu as rien !

Vu qu'on avait pas tout saisi et qu'en plus, après la pizza de 16h, on avait plus très faim. Donc pas de pâtes mais viande pour Chéri (pas une réussite) et poisson pour moi. J'ai rattrapé notre crime de lèse-pasta en goûtant le tiramisu, excellent au demeurant. En réalité, l'intérêt principal de ce resto était à l'origine le glacier situé juste à côté, selon le Guide du Routard, le meilleur de Rome. Et ça, c'est pas peu dire vu le nombre de glaciers qu'on a croisés. C'est hallucinant ! Mais bon ça sera pour une autre fois la glace, après le tiramisu ça fait beaucoup.

 

En rentrant, on a assisté à un drame : la tentative d'interpellation d'un vendeur à la sauvette par un carabinieri. Les carabinieri, ce sont les gendarmes locaux, un peu plus militaires que nos gendarmes quand même mais beaucoup, beaucoup moins énervés ! Quand je dis tentative d'interpellation, ça serait plutôt une tentative pour essayer de lui faire un tout petit peu peur. Á faire pâlir d'envie tous les CRS !! Chéri, qui n'avait pas vu le vendeur, m'a dit en parlant du carabinieri : « Il a l'air tout paumé lui, on dirait Mr Bean ». Pas du tout Chéri, tu as rien compris, il faisait dégager le vendeur, ou alors il lui disait de venir là. En fait, c'était pas clair, peut-être qu'il voulait tout simplement un faux Gucci à sa femme !

En arrivant à Rome, ça surprend un peu tous ces militaires mais en fait, ils mordent pas !

 

Chéri fait dodo, il a trop marché aujourd'hui, et puis demain faut être en forme, on va chez le Pape. Sauf qu'il est pas là, il est parti de l'autre côté de l'Atlantique pour voir Georges.      

 

PS : notre album complet www.picasaweb.google.fr/myriamseb

 

Vos commentaires

1 Le Dimanche 1 Juin 2008 à 16:41 GMT+2, par diego

Le site dont vous vous parlez est bien le tombeau de Jules César et non pas le lieu de son assasinat.En faite il s'agit du lieu où ont étés recueillis les cendres du Consule après son incinération.Aujourd'hui il ne reste plus qu'un cumule de pierre qui était autrefois protégé par une urne en marbre.L'endroit était sacré.
Quant au site de l'assasinat il se truove en face du sénat.Seulement il ne s'agit pas du siège principal du senat qui est dans le forum (à coté du tombeau d'ailleur).En effet à cette époque il y avait des traveaux de rénovation et le siège du sénat avait été déplacé dans un édifice au quartier des champs de mars.
C'est la bas qu'a èté tué César.L'endroit est parfaictement visible meme aujourd'hui.Il se trouve largo Torre Argentina au milieu de la place dans un vaste espace archeologique de l'époque républicaine.Normalement c'est indiqué par les guides serieux (peut-etre pas le routard).

2 Le Dimanche 1 Juin 2008 à 21:57 GMT+2, par myriam

Je sais, diego, enfin je le savais pas le 1er jour, mais entre temps j'ai trouvé!!! Dès que j'ai le temps, je fais la suite... Enfin bon, le guide (qui était sérieux) nous a dit qu'à l'époque ils référaient dire qu'il avait été assassiné sur le forum

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 2 + 6 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens